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Mon expérience au WE

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J’ai découvert le We par hasard. Ce soir-là j’aurais aimé retrouvé un homme que j’apprécie tout particulièrement, mais il travaillait. Aussi quand mes meilleurs amis m’ont proposé un restaurant suivi d’une soirée libertine/bdsm soft, je ne pouvais qu’accepter (d’autant plus que j’aurais formé un « couple » avec un de leurs amis, ce qui l’aurait aidé à entrer).

Je suis connue pour ne porter que des robes. Il se trouve que cette fois, exceptionnellement, j’avais un pantalon. Heureusement, le hasard fait bien les choses et celui-ci était en cuir. Aussi je respectais le dress-code.

J’ai suivi mes amis sans trop savoir où nous allions. Nous sommes alors arrivés au We, à l’occasion d’une soirée semi-privée : nous devions payer l’entrée et apporter une bouteille que nous laissions au bar et pouvions bénéficier du vestiaire gratuitement ainsi que du bar à volonté.

Comme dans la plupart des soirées bdsm, l’ambiance était plutôt sympathique, malgré une sélection moins stricte que celle effectuée lors des grandes soirées de ce milieu. Aussi malheureusement on retrouvait quelques personnes qui n’avaient pas forcément les codes pour participer à ce genre d’événement.

Vous l’aurez compris, je suis une véritable noctambule et ai l’habitude de faire les fermetures de clubs et de soirées. Pourtant ce soir-là, je me suis sentie mal et ai décidé de rentrer chez moi. Nous avons alors dû insister pour que je puisse sortir seule, sans mon accompagnateur.

Je suis retournée au We un an plus tard environ, accompagnée de deux amis. Nous ne sommes pas restés très longtemps mais nous nous souviendrons de cette soirée pendant plusieurs années !

Nous avons pris un verre au bar où une femmes seule excentrique – visiblement très habituée – a commencé à nous parler en étant quelque peu insistante. Nous nous sommes alors dirigés vers le fumoir pour être plus tranquilles mais elle nous a rejoints. Nous nous sommes beaucoup amusés car elle était assez drôle (bien que je pense que ce n’était pas l’effet recherché).

Quand – finalement – nous avons réussi à lui faire comprendre que nous voulions passer la soirée entre amis, nous avons entrepris la visite des lieux.

Dans certains clubs, on peut laisser ses verres sans surveillance sur une table. Au We, nous n’étions pas sereins à cette idée. Aussi connaissant déjà les lieux, j’ai dit à mes amis de se rendre aux étages inférieurs pendant que je gardais les verres. Trois hommes sont alors remontés, m’ont regardée de haut en bas, ont inspecté la « marchandise » et l’un d’eux a lancé : « ça va, il a bon goût ton copain, tu viens avec nous ? »
Etant plutôt habituée et ayant un certain répondant, je ne me suis pas laissée impressionner et ai répondu poliment que mon « copain » n’allait pas tarder, mais que j’étais touchée du compliment. Les trois lascars ont essayé de me convaincre de les suivre, en vain. C’est un comportement qu’on rencontre régulièrement dans la vie de tous les jours, mais jamais (ou presque) en milieu libertin. Paradoxalement, j’ai l’habitude d’être scannée et analysée comme un morceau de viande dans la rue ou en boîte « classique », mais jamais en club libertin.

Je ne garde donc pas un très bon souvenir du We, non pas pour le lieu que j’apprécie, mais plutôt pour la clientèle.

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