Ma toute première expérience à l’étranger !
J’avais prévu d’aller dans les Pouilles une semaine. Tant qu’à faire, autant faire un tour dans les clubs libertins aux alentours. Le problème de l’Italie, c’est que les clubs ne sont jamais en centres villes, mais plutôt en zones industrielles… N’étant pas véhiculée, cela limitait mes possibilités.
Le choix du club
J’avais repéré le Glam & Chic. Etant bilingue en italien, j’avais tout de suite fait le rapprochement entre le texte présent sur l’ancien site des Chandelles (qui était tellement marrant que je le connaissais par coeur, extrait plus bas !) et celui du club transalpin… J’ai écrit un mail pour en savoir un peu plus sur les horaires, la clientèle et les tarifs. Le gérant a été très aimable (à l’italienne !), et j’ai donc décidé d’aller au club un jeudi après-midi.
Le gérant a eu la gentillesse de venir me chercher à mon hôtel à Bari – et effectivement, c’est un sacré trajet en voiture (décapotable s’il vous plaît) !
Nous sommes arrivés au club, en zone industrielle donc… Il faut savoir qu’en Italie, les clubs libertins ont le statut d’association. Aussi on photocopie votre carte d’identité à l’entrée. Et ça peut sembler un détail, mais le personnel est donc officiellement bénévole. En France, le personnel d’un club ne peut rien faire avec des clients, ce serait du proxénétisme (vous payez le club, le club paye le personnel et vous « consommez » le personnel). En Italie, ils sont payés au black mais ont le droit (et si ce sont des femmes, elles sont encouragées) de s’amuser pendant le service !
L’expérience en club
J’arrive donc dans ce club, où je suis surprise par l’absence de dress code… Alors que le boss m’avait fait de longs discours sur l’élégance à l’italienne. J’ai vu des hommes en bermuda, t-shirt, baskets, casquette…
On me fait une visite, le club est grand, les salles nombreuses et bien décorées mais trop sombres à mon goût (alors que je suis habituée des Chandelles !). Je m’installe au bar (où on reste debout), et papote avec un homme d’une quarantaine d’années. C’était sa première fois. Il était si stressé que son verre tremblait dans tous les sens. Je le rassure, il me demande de l’accompagner dans les salons. Je lui dis que je ne veux pas, il insiste plusieurs fois. Je finis par lui proposer un pari : « je pense qu’il se passe ça, ça et ça. Si je me trompe, je t’accompagne pour voir. ». L’habitude… J’avais tout bon !
La (clairement moins bonne) expérience en club
Arrive un autre homme du même âge, sympathique. On papote, il m’offre un prosecco, un gin tonic, un double ginto’, un triple ginto’… Là non. Le patron me dit que je ne dois pas m’inquiéter, c’est gratuit pour moi. Je lui réponds que c’est gentil mais c’est pas bon ! L’homme avec qui je discutais tente un rapprochement en me faisant danser.
De retour au bar, j’entends « oh mais la parisienne, on a beau la faire boire elle bouge pas ! »… Il faut savoir que ma formation initiale, c’est interprète italien-français (sans me vanter, j’ai travaillé pour l’ambassade d’Italie à Paris). Donc je comprends l’italien comme le français ! Me connaissant bien, j’ai continué à accepter les verres. Au final, ils étaient plus ivres que moi et ont fait (oui, oui) des pizze ! (c’était tellement italien comme expérience !)
J’ai demandé au patron de me raccompagner, ce qu’il a fait, non sans tenter de me tripoter. Je lui ai dit que si j’étais si importante que ça, il n’avait qu’à me rappeler dans 5 ans !
La notion de consentement est déjà très différente entre le BDSM et le libertinage en France. Mais en Italie, c’est encore autre chose ! Il faut connaître !
Le site des Chandelles commençait par « vous avez ouvert un écrin précieux… Les Chandelles », là on a « vete aperto uno scrigno prezioso… il Glam & Chic. » Une traduction Google de l’ancien site des Chandelles !

